Podcast de l’intervention de Sonia Dayan-Herzbrun à l’Université Paris 8 Saint-Denis, dans le cadre du Séminaire d’études politiques en Proche et Moyen-Orient le 16 février 2017.

« Il y a un quart de siècle, les féministes palestiniennes des Territoires occupés (Cisjordanie et Gaza) ou des camps de réfugiés avaient coutume de dire que leur lutte devait simultanément se mener sur trois fronts.

Ainsi que me l’avait expliqué en 1989 Hanan Ashrawi, alors professeur de littérature anglaise à l’université de Bir Zeit et qui devait par la suite connaître une carrière politique importante, les femmes combattaient à la fois l’occupation israélienne dans le cadre de la lutte de libération nationale, les inégalités sociales et leur oppression spécifique en tant que femmes. Elles considéraient, à juste titre, que ces trois formes de domination étaient intriquées et que cela donnait au combat qu’elles menaient une forme différente de celui des femmes du Nord, ou de l’Occident, selon la métaphore géographique que l’on souhaite adopter. » – Sonia Dayan-Herzbrun, Agir politique et citoyennetés des femmes au tournant des révolutions arabes In : Femmes, printemps arabes et revendications citoyennes, IRD Éditions, 2016